Dimanche 8 novembre 2009
Il est rare qu’un pouvoir soit si sourd aux alertes les plus crédibles. Depuis début septembre, les sénateurs grondaient contre la réforme de la taxe professionnelle. Or il faut toujours se méfier des anciens volcans que l’on croirait trop vieux. La diatribe de Jean-Pierre Raffarin à l’encontre du projet de loi supprimant la taxe professionnelle est en tous points respectable et étayée. Mais qu’elle émane d’un ancien Premier Ministre, dont la loyauté à l’égard du pouvoir en place n’est pas le moindre défaut est tout sauf innocent. C’est la marque d’un pouvoir qui a perdu la main sur un sujet qui touche au cœur l’ensemble des élus locaux : la réalité de la décentralisation. Substituer des dotations à l’impôt suscite un mécanisme bien connu : pérenniser les situations en étouffant l’autonomie. Le président de la République, qui n’a jamais été que maire de l’une des villes les plus riches du monde et président d’un Conseil général au budget équivalent à celui de la Grèce, n’aime pas la décentralisation. C’est un fait. Mais ce mouvement d’opposition interne n’a rien d’innocent. Si le jacobinisme se nourrit des temps de crise, les élus conservent leur liberté de parole et entendent préserver leur liberté d’action.
Par pa.legoutiere - Publié dans : L'actualité au jour le jour
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Vendredi 30 octobre 2009

L’anti-sarkozysme finira par tuer l’anti-sarkozysme. Que le personnage, ses manières, sa vision de la politique et de l’avenir de la France suscitent l’aversion du plus grand nombre, voilà un fait entendu. Combien de fois faudra-t-il répéter qu’il n’a été élu que par défaut, avec un score minimaliste, face à une candidate sans projet, sans crédibilité et sans soutiens ? Mais cela s’est fait au suffrage universel et pas dans une république bananière. Nicolas Sarkozy n’est pas Bokassa.
Il n’est aux rênes du pays que pour quelques années encore. Si un opposant charismatique ne s’impose pas en 2012, il faudra le supporter jusqu’en 2017. Il a lui-même imposé cette échéance à la faveur d’une inutile révision de la constitution.
D’ici là, quelque ampleur que prenne la vindicte à son égard, les insultes et les soupçons au mieux le laisseront de marbre, au pire lui donneront des ailes. L’anti-sarkozysme n’est pas un projet politique. Nombreux sont ceux, dans son propre camp, qui réprouvent tant sa manière d’être que ses idées. C’est bien pourquoi les centristes auraient grand tort de se jeter à corps perdus dans les bras des forces de gauche en prétendant sauver la Patrie. Il faut tout au contraire être patient et construire. La classe politique est riche de gens de qualité qui aspirent à un renouveau républicain. Ils s’appellent Alain Juppé et Dominique Strauss-Kahn, Vincent Peillon et Hervé Mariton, Nicolas Dupont-Aignan ou Manuel Valls. Ceux-là sauront trouver un espace de dialogue lors de l’échéance présidentielle de 2012. Cette fameuse élection qui exclut notre pays du paysage constitutionnaliste des pays civilisés.
Dès lors, pourquoi vouloir perturber les prochaines élections régionales à partir de perspectives historiques hasardeuses, en invoquant que la France éternelle serait en danger ? Notre Mouvement est fort de jeunes talents, d’individualités riches de valeurs humanistes, empreints des idéaux de la démocratie sociale et pionniers des politiques environnementales. Certains, lors des dernières élections municipales, ont été élus qui avec la gauche, qui avec la droite. Les orientations prises par le Conseil national du MoDem risquent d’avoir des conséquences désastreuses sur leur travail de terrain, leur capacité de conviction, leur pouvoir d’attraction.
Le Centre n’est encore une fois ni de gauche ni de droite. Il ne doit rien se refuser tant que ses valeurs sont prises en compte dans un projet au service de la Cité. Si gouverner, c’est choisir, s’aveugler, c’est mourir.
Par pa.legoutiere - Publié dans : La démocratie en marche !
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Dimanche 25 octobre 2009
L’autonomie pour s’affirmer
Le conseil national du MoDem a donc décidé à l’unanimité de présenter des listes autonomes dans toutes les régions de France. C’est une excellente décision de principe. Elle permet au Mouvement d’affirmer ses valeurs. Elle permettra aux équipes, sur le terrain, de transmettre son message d’humanisme, de démocratie et de justice sociale. Elle permettra enfin aux autres courants politiques de se déterminer vis-à-vis des deux enjeux fondamentaux portés par François Bayrou : la restauration d’une République bafouée par le pouvoir actuel et l’impérieuse nécessité d’anticiper le devenir des générations futures.
Que tout cela serait beau si l’on ne se trompait pas d’élection !
Prendre une posture, c’est digne. Miser sur l’audace, quel panache ! Partir seul au combat, voilà qui a de la gueule ! Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions.

La justice sociale pour construire

Comme l’a remarquablement souligné Erwan Balanant, la société contemporaine devra consentir des sacrifices : vis-à-vis de l’ampleur de la dette, de la question des retraites et de l’incontournable préoccupation environnementale. Or les citoyens n’y souscriront que s’ils ont la conviction de vivre dans un monde juste et durable. La confiance en politique procède en conséquence de la notion de justice.
A cet égard, en termes programmatiques, le MoDem est extrêmement bien armé. L’avant projet présenté ce samedi 24 octobre, qui sera validé lors du Congrès d’Arras en décembre prochain ne manque ni d’originalité, ni d’ambition, ni de vision prospective.
Mais que diable vient-il faire dans cette galère ? N’en déplaise aux esprits parisiens, les élections régionales restent des élections locales.

Le réalisme aux oubliettes

Sur ce point, la ligne est clairement affirmée. Toutes les alliances de second tour seraient ouvertes. François Bayrou l’a répété ce matin sur les ondes d’une grande radio : on doit « pouvoir faire des majorités régionales dans les régions, locales dans les collectivités locales : elles n’ont pas toutes besoin d’être les mêmes ». Mais pourquoi dans ce cas asséner lors du conseil national qu’il est hors de question que quelque liste MoDem que ce soit fusionne au second tour des élections régionales avec une liste UMP ? Venant d’un Mouvement qui se veut le héraut de la lutte contre le sectarisme, voilà qui paraît paradoxal. La réponse de François Bayrou est claire : tout ce qui peut servir l’UMP nourrit une éventuelle victoire de Nicolas Sarkozy en 2012 et donc participe de la déchéance du pays. La corrélation paraît simpliste : la gauche a pris 20 régions sur 22 en 2004 et n’a depuis pas remporté la moindre élection. Alors où est le danger ?
Le danger, il est pour le Mouvement Démocrate de se dissoudre dans la totale indifférence des Français face à une démarche aussi hardie qu’hasardeuse. L’anti sarkozysme ne constitue pas plus un programme pour les élections régionales qu’il n’en était un pour les élections européennes, dont on a en mémoire le brillant résultat. A quoi bon chercher à compter deux fois moins d’élus dans nos régions si l’on souhaite peser sur l’avenir du pays ?

Nombreux sont ceux qui souhaitent travailler avec nous, Démocrates, tant à droite qu’à gauche ou dans les nouvelles sphères politiques de l’écologie. Pour faire valoir nos valeurs, il faut savoir ne pas refuser ces mains tendues.
Par pa.legoutiere - Publié dans : La démocratie en marche !
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Samedi 17 octobre 2009
Depuis cet été, la rumeur voudrait prêter à François Bayrou l’intention d’inviter l’ensemble des listes Modem à fusionner au second tour avec celles du Parti socialiste.
Il est temps, avec le Conseil national du 24 octobre prochain, que chacun s’exprime, voire prenne position, sur cette éventualité.
Or en l’état actuel des choses, elle n’apparaît ni probable ni souhaitable.
Elle n’est pas probable car :
-    dans certaines régions, le MoDem ne sera pas à même de constituer des listes complètes. Sauf à s’associer à d’autres forces politiques ou de recourir au soutien de personnalités locales à forte notoriété.
-    dans d’autres, les dirigeants socialistes ont d’ores et déjà opposé une fin de non-recevoir à toute offre éventuelle.
-    ils rejoignent d’ailleurs dans ce sens l’avis des sympathisants du PS, qui se disent selon un sondage d’OpinionWay publié ce matin, favorables à 48% avec une alliance avec le NPA de Besancenot, contre 15% pour une entente avec le MoDem.
-    Enfin, de nombreux cadres ou militants du Mouvement y sont profondément hostiles, sans avoir encore eu le temps ou le courage de l’exprimer.

Elle n’est pas souhaitable non plus !
-    elle peut être possible, voire souhaitable, dans certaines régions, où les convergences intellectuelles, pour ne pas dire culturelles, sont minimes ; de même là où des habitudes de travail en commun ont été prises dans des exécutifs municipaux
-    elle est inenvisageable en revanche, là où la « gauche unie » de 1977 entend poursuivre son « unité ». Surtout dans certains territoires où la lutte entre centristes et communistes fait partie intégrante de l’histoire politique.
-    elle est absurde enfin, dans la mesure où la grande majorité des élus MoDem de 2008 l’ont été avec l’UMP ou contre le PS. Sauf à sacrifier toute une génération de cadres fidèles à leur engagement, à leur conviction, capables d’apporter leur expérience opérationnelle au renouveau de la vie politique.

Rappelons-le, l’objectif fondateur du MoDem était de briser les cadres, pas de faire bouger les lignes. Pour construire une alternative au bipartisme, plusieurs perspectives sont envisageables. Il faudra pour cela attendre 2012 et rassembler écologistes, socio-démocrates, gaullistes sociaux, radicaux… autour des Démocrates.
Mais pour les Régionales, une seule est crédible : celle d’une entente entre les membres du Mouvement Démocrate et ceux d’Europe écologie rejoints par ceux qui se reconnaîtront localement dans un projet environnemental, social et humaniste.
Par pa.legoutiere - Publié dans : La démocratie en marche !
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Samedi 17 octobre 2009
Renée Chambenois, déléguée du Mouvement Démocrate pour la deuxième circonscription de l’Allier, a décidé de lancer une série de réunions publiques sur les faits de société et les principales réformes en cours dans le pays.
La première de ces réunions, animée par Pierre-Antoine Légoutière,  portera sur la réforme des institutions locales.
Elle aura lieu le jeudi 22 octobre à 20 heures à la Salle Saint-Vincent (rez-de-cour), quai Turgot, à Montluçon.
Entrée libre.
Renseignements et contact : 06.22.29.05.10

Par pa.legoutiere - Publié dans : La démocratie en marche !
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